FEPPASI

Aider le monde rural à se professionnaliser

  • Mot du Président
  • Actualités
  • Le Président
  • Présentation
  • Activités
  • Partenariats
  • Galéries Photos
  • Contacts

9

août

Mise en place des tests variétales à la FEPPASI

Envoyépar admin  Publié dans Actualités Feppasi

Des paysans en train de déguster le maïs sucré

La FEPPASI est en train de travailler sur des tests de maïs et de Niébé. 25 variétés vont être testées dont la variété sucrée qui se mange crue. On espère pouvoir lutter contre la malnutrition en milieu rural avec ce maïs. Cette année, les semances n’ont pas suffi du fait que les populations ont vu l’intérêt l’année passée. En période de soudure la variété permet aux populations d’avoir la nourriture.

le maïs à l’état frais

Selon la FAO La consommation des produits céréaliers au Burkina Faso représente plus de 90 % des besoins calorifiques de la population. Mais la part du maïs dont la production, croissante, occupe la 3e place parmi les céréales, reste assez insignifiante, notamment à l’échelle villageoise. Ce constat a conduit à l’étude des systèmes techniques de transformation en milieu rural à travers l’analyse de la qualité des grains cultivés, des procédés et des équipements utilisés, ainsi que des formes d’utilisation des produits transformés. L’étude a mis en avant les potentialités, mais aussi les contraintes de cette filière. Cela a permis de proposer des axes d’intervention et de réflexion, dont le but est d’accroître les possibilités de valorisation de cette «céréale d’avenir».

Nous avons pris une partie d’un entretien avec le Dr Sanou qui nous encadre

Docteur Sanou: Vous savez que le Burkina a différents types d’écologie qui sied bien ou qui sied pas dut out bien à la culture du maïs. Alors tout notre travail de recherche consiste à adapter la culture du maïs aux différentes zones agro-écologiques qui existent d’une part, à adapter ou à produire des variétés qui répondent aux besoins des consommateurs et donc au bout d’une dizaine d’années, nous avons réussi quand même à trouver une trentaine de variétés différentes et cela en utilisant des techniques biotechnologiques mais traditionnelles. Alors vous savez qu’au Burkina, le maïs est consommé à 80 % sous forme de tôet pour cela nous avons réussi à trouver 27 variétés qui répondent parfaitement à l’attente des consommateurs. Nous avons également réussi à mettre au point des variétés de diversification de l’utilisation du maïs. Alors on a constaté que au Burkina nous avons l’apparition de nouvelles formes de consommation, le popcorn par exemple, le maïs sucré, le maïs à griller, le maïs légume. Tous ces éléments c’est des nouvelles formes de consommation qui n’existaient pas. Il a fallu que la Recherche, à travers les variétés disponibles dans le pays, donc des variétés ou des cultivars que je dirais locaux et des cultivars également introduits, arrivent à créer donc des variétés qui répondent à ces nouveaux besoins. Ainsi l’INERA est un des premiers pays en Afrique de l’Ouest au moins à posséder ces premières variétés de maïs à éclater, donc pop corn. Nous avons réussi à créer des pop corn qui produisent et en quantité et en qualité comme les variétés introduites des Etats Unis. Alors ça c’est un exemple de diversification. Alors l’autre exemple de diversification que je vais citer c’est le maïs à griller. Alors il y a 20 ans, si on vous disait au Burkina de manger du maïs au mois d’avril, la plupart des anciens vous diraient que vous cherchez des maladies parce qu cela serait source de maladies tant il était impossible de produire du maïs et de le récolter au mois d’avril. Alors la Recherche également à ce niveau a contribué énormément à lever cette contrainte qui était celui de trouver des variétés adaptées à une culture toutes saisons. Et en usant des cultivars locaux, croisés avec certains cultivars performants introduits, notamment du Cimmyt donc du Mexique, nous avons réussi à mettre au point des variétés qui peuvent se cultiver toute l’année.

Douamba Korotimi
Chargée de Communication à la FEPPASI.

no comment

4

août

Visite d’échange au Burkina : Maliens et Burkinabè partenaires d’IICD et SNV-Mali partagent leurs expériences en TIC et Agriculture

Envoyépar admin  Publié dans Actualités Feppasi

 

La visite d’échange révèle que les maliens sont en avance en matière de plaidoyer, tandis que les Burkinabè excellent dans diverses utilisations des TIC pour renforcer l’agriculture.

(JPEG) Sous l’égide de l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD) basé au Pays Bas, en partenariat avec la SNV Mali, une délégation du groupe TIC et Agriculture Malien a séjourné au Burkina au sein du réseau Burkina Ntic pour s’imprégner de quelques pratiques du réseau en termes d’utilisation des TIC dans la promotion du secteur de l’agriculture.

Prévue pour une durer cinq jours, le séjour de cette délégation forte de 8 membres a été mis à profit pour travailler avec son organisation sœur burkinabé sur des préoccupations communes.

La délégation malienne était composée de représentants des projets et organisations suivants :
- Réseau d’Information du Mandé : projet de 3AG -FABEMA, coordinateur Souleymane Fadiga. Le projet consiste à installer un système performant de communication et d’information dans le Mandé et le Tiakadougou.
- Kari et TIC, projet de COPROKAZAN /AMPJ, Madame Safiatou Koné. C’est un projet de promotion du beurre de karité via l’utilisation des TIC.
- Qualité + Fruilema, projet de FRUILEMA, Monsieur Issa Bakayoko .Il consiste à la mise en place d’un système d’information et de communication pour améliorer les exportations des fruits et légumes au Mali (JPEG) -Sènè Bulon, projet de CRRA/URPM/CFTS/APPS, Madame Dèdè Condé. Projet de mise en place d’un système d’information et de communication pour les acteurs des plateformes des filières mangues et pomme de terre pour faciliter l’échange et l’accumulation des connaissances dans le domaine de la production, la conservation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles
- Jèkafo Gèlèkan, projet du CRCR, coordinateur Bakary Diarra. Projet destiné aux femmes rurales et aux jeunes ruraux ayant pour mission l’information et la communication au sein des membres pour leur participation aux débats politiques pour le développement de leur région. Des organisations partenaires de la SNV Mali ont été de la fête. Il s’agit de du CNOP (Cadre National de Concertation des Organisations Paysannes) représenté par Monsieur Diakaridia DIARRA et de l’AOPP (Association Professionnelle des Organisations Paysannes) représentée par Monsieur Mamoutou TOGO.

Maliens et Burkinabès du secteur agricole, ont sillonné le pays pour visiter des projets IICD intégrant les Tic dans l’agriculture. A ce propos, des projets des organisations telles que : L’Institut Africain de la Bio-économie rural (IABER), de la Fédération des producteurs professionnels agricole de la Sissili (FEPPASI), de l’Association Songtaab-Yalgré veut dire s’entraider largement en langue nationale mooré, de L’association PAG LA YIRI signifie en langue locale mooré, la femme pilier de la famille, et de l’ONG sahel solidarité furent visités. (JPEG)La délégation s’est rendue à Bokin en province pour visiter le projet de l’ONG Sahel Solidarité sur l’utilisation des TIC dans l’assainissement notamment. A chaque étape des présentations et discussions ont été faites. Selon Paulin Ouédrago de Sahel Solidarité, « nous nous faisons connaître ainsi. Aussi, nous apprenons assez des autres…. »

Les burkinabé ont eu l’opportunité de bénéficier des « Best practices » maliens afin d’améliorer la compétitivité des projets et initiatives actuels d’IICD au Burkina Faso. Par exemple ils se sont rendu compte des efforts fournis par les organisations paysannes en matière de plaidoyer. Le chef de la délégation malienne monsieur Mamoutou TOGO a d’ailleurs offert une copie de la loi malienne d’orientation agricole un des fruits de ce plaidoyer.

(JPEG) Pour leur part, les maliens ont fortement apprécié la créativité Burkinabè en matière d’utilisation de divers TIC. Ils ont été très impressionnés par l’émission Kodo TV dont le dernier numéro fut projeté dans la salle. Les maliens n’ont pas hésité à souhaiter avoir une émission pareille. D’ailleurs, il a été suggéré que l’équipe de Kodo TV fasse un tournage au Mali pour consacrer quelques émissions aux projets maliens.

Aux termes de cette visite qui consolide l’intégration sous régionale, Maliens et Burkinabé pourront certainement renforcer leurs capacités réciproques en matière de TIC dans la promotion de l’agriculture ; ce qui est un gage salutaire dans le combat pour l’atteinte de l’auto suffisance alimentaire dans la sous région Ouest Africaine.

Mme Guigma Karidja, Burkina -ntic

Filifing DIAKITE, mali-ntic

no comment

30

juil

Séjour du réseau Tic agriculture Mali au Burkina : Un partenariat gagnant en exemple

Envoyépar admin  Publié dans Actualités Feppasi

La délégation Tic agriculture du Mali qui a séjourné dans notre capitale depuis le 23 Juillet au 27 Juillet 2007, a poursuivi ses échanges avec son réseau sœur TIC agriculture du Burkina à travers des visites de terrain, des projections de films documentaires et des réunions de travail.

Au nombre des visites de terrain, les Maliens ont eu l’occasion de se rendre à l’ONG Sahel Solidarité à Bokin, chef lieu de la commune rurale de la région du Nord à 65 km de Ouagadougou. Sur place la délégation a pu s’imprégner davantage de l’utilisation des TIC (la photographie numérique, les projections vidéos) pour la sensibilisation des populations de Bokin sur l’importance de l’hygiène de l’eau et de l’assainissement.

(JPEG)

Grâce à une présentation du Responsable du projet, Paulin Ouedraogo sur le renforcement des capacités en TIC, des animateurs de Sahel solidarité et le mode d’utilisation de cet outil dans les activités d’animation, les hôtes maliens ont pu apprécier la méthode de la photographie numérique qui vient mettre fin à la méthode classique de sensibilisation par la voie des images importées et de visite de porte à porte pour laisser faire place à la communication de masse à travers la projection de films de sensibilisation sur l’hygiène de l’eau et l’assainissement conçus par les photographies prises dans les localités des indigènes.

(JPEG)

Une autre étape de la visite a été celle de l’association Songtaab Yalgré qui a présenté son expérience de communication, de production et de commercialisation des produits du karité à travers l’utilisation des outils NTIC (les appareils numériques : les téléphones ,les GPS de localisation des arbres de karité et le site web de l’association www.songtaba.net, ). La situation de cette structure notamment de son projet de Maison d’Information et de Promotion du Karité (MIPROKA) a émerveillé les missionnaires de TIC agriculture. Pour Noellie Ouedraogo, responsable du projet MIPROKA qui déclare « 90% de nos commandes de produits de karité sont réalisées à travers le site web de Song Tab Yalgré »,les retombées liées à l’appropriation et à l’utilisation des TIC en agriculture a fini par convaincre même les plus septiques. Cette utilisation réussie des TIC dans le marketing et l’écoulement a besoin, on s’en doute moins également d’être accompagnée par l’amélioration des techniques agricoles en vue d’un bon rendement qualitatif et quantitatif des exploitations.

Dès lors, l’expérience de I.A.B.E.R (Institut Africain de Bio-Economie Rurale) sur la production de films dénommé « TV Koodo » en collaboration avec Manivelle Production qui est une jeune structure de production de films a été un autre rendez-vous du séjour des maliens. La diffusion de films TV Kodo sur le réseau TIC agriculture du Burkina Faso et sur des problématiques diverses liées au monde rurale a intéressé les visiteurs qui ont manifesté un enthousiasme pour cette technique assez efficace dans les techniques d’information, d’éducation et de communication des agriculteurs.

Comme pour tirer un bilan de la visite, une réunion de travail regroupant les deux réseaux tIC agriculture s’est tenue au centre Yam Net Plus. Ce fut, l’occasion d’examiner le réseau de veille sur la commercialisation des céréales, réseau dont la visibilité est assurée par le réseau Burkina ntic. Cette réunion a été l’occasion pour le réseau de veille d’étaler ses expériences de lobbying et de plaidoyer menées et réussies dans le domaine du secteur agricole au Burkina Faso et secteurs dérivés.

A l’issue de ces échanges assez fructueux, les deux partis ont vivement souhaité importer les bonnes pratiques de chacun dans leurs différentes activités. Nous avons par exemple l’initiative de production de films, les techniques numériques dans la production du karité et la commercialisation à travers le site web. C’est à ce prix que les difficultés rencontrées par les membres des deux réseaux pourront être solutionnées afin de garantir un bien être de tous comme le slogan légendaire sur les techniques culinaires, « bien manger, mieux vivre ».

Mme Guigma Karidja Burkina ntic

no comment

28

juil

Le paysan, l’agriculture et le Net à Léo : reportage

Envoyépar admin  Publié dans Actualités Feppasi

Comme il est d’habitude, les reporters de Burkina NTIC sillonnent le pays pour avoir une information fraîche sur les TIC de l’intérieur. Au délà des discours et des vœux, la réalité est souvent riche d’enseignement et nous oriente mieux dans notre devoir de partage de connaissances et d’informations sur les TIC.

(JPEG)

Jour de marché à Léo

Vendeur de manioc

(JPEG)

vendeuse de maïs grillé à Léo

Cette fois-ci, l’équipe de Burkina NTIC a fait une halte à Léo et à Boura.

Halte à Léo

Léo est le chef lieu de la Province de la Sissili. La province de la Sissili fait partie des quatres provinces qui constitue la région du Centre-Ouest (Kougougou). La province de la Sissili est peuplée de 183 107 habitants (INSD , 2003). Elle compte sept départements : Biéha, Boura, Léo, Nabielianayou, Niabouri, Silly, To. La Sissili est une province frontalière du Burkina Faso avec le Ghana. La population autochtone est gourounsi nouni. On y rencontre des migrants mossis, peulhs, … . C’est une zone de production agricole. Une grande partie du ravitaillement de la ville de Ouagadougou en céréales, tubercules, légumes, … vient de cette province. Nous avons tout d’abord fait un arrêt dans un cyber café avec le nom prestigieux de Cyber Master Network.

Le cyber Master Network

Le Master Network est situé au côté Ouest du marché de Léo. Ce cyber est géré par Traoré Salifou. Pour Mr Traoré son cyber ne fait que du secrétariat public depuis plus de trois mois. Suite à des interruptions successives de connexion et la faiblesse du débit, il a préféré abandonner le volet Internet pour se consacrer uniquement au secrétariat et au télécentre. Pour Mr Traoré, c’est dommage qu’on n’oublie les villes secondaires en matière de communication au profit de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. Le Net est le moyen de communication le plus économique et il est alors regrettable que notre fournisseur Fasonet ne fasse rien pour améliorer la prestation de service avance t-il. Les clients du Master Network étaient des fonctionnaires qui venaient échanger avec leurs amis et leurs parents à Ouagadougou, ailleurs où à l’extérieur du pays. Avec 500 FCFA mes clients pouvaient lire et répondre à leurs courriers et faire des recherches. Aujourd’hui ces anciens clients pour certaines recherches aujourd’hui sont obligés d’attendre à la fin du mois pour le faire à Ouagadougou, distance de 170 Km de Léo. Pour des recherches urgentes surtout celles effectuées par certains enseignants du lycée ; ils sont obligés d’appeler leurs amis ou collègues de Ouagadougou”.

Mr Zongo Ousmane est un ami de Traoré, il était assis devant le Master Network au moment de notre passage. Zongo et Traoré étaient en train de prendre du thé devant le Master Network, preuve que la clientèle ne se bouscule plus. Pour Zongo l’absence de cyber dans la ville constitue un manque à gagner pour nous. Depuis que la connexion est interrompue dans les cybers de Léo, je n’ai plus eu l’occasion d’ouvrir mon compte mail. Je me demande même si ma boîte n’a pas été fermée. Ce qui est regrettable c’est qu’on est plus informé. Sur le Net on avait accès à beaucoup d’information nationale et internationale au bout d’un clic. Je pouvais alors consulter les journaux du pays et certains journaux occidentaux sur le Net chaque jour et cela gratuitement. Mais aujourd’hui tout cela c’est de l’histoire ancienne. Nous souhaitons actuellement que les autorités du pays se penchent sur notre problème pour que nous puissions aussi avoir une connexion correcte à Léo. Après ce climat morose, on passa alors à un autre cyber café au nom élogieux de Cyber PAPSIS.

Le cyber PAPSIS

Le Cyber PAPSIS, situé côté Est du marché est géré par Mlle Kady. Comme le Master Network le PAPSIS n’a plus de connexion Internet depuis plus de trois mois. Cela pour les mêmes causes (faiblesse du débit de connexion, interruption intempestive de connexion, …). Dans ce cyber on compte reprendre les activités de connexion dans les jours à venir et pour cela une liste est ouverte depuis quelques jours pour les inscriptions à la formation sur l’Internet. Hâtez-vous car le nombre de place est limité.

Nous continuâmes donc en dehors de Léo pour faire un arrêt à Boura, encore plus en profondeur.

(JPEG)

Une Vue du Cyber de Boura

(JPEG)

les reporters de Burkina ntic à Boura

Boura, un Cyber au profit des paysans

La ville de Boura est une commune rurale de 26 347 habitants (INSD, 2003) depuis les élections du 23 avril 2006. Boura est située à l’Ouest de Léo sur l’axe Léo-Ouéssa-Diébougou à une Cinquantaine de Km de Léo. La Route Nationale 20 qui mène dans cette petite ville est en piteux état. Pour parcourir les 57 km, nous avions mis deux heures avec le véhicule personnel du président de la Fédération Professionnelle des producteurs Agricole de la Sissili(FEPPASI), Mr Joseph Dagano.

Mr Joseph Dagano est natif de Boura. Comme toutes les communes rurales du pays, Boura tire la majeure partie de son revenu de l’agriculture et de l’élevage. Dans cette commune rurale plus de 95% de la population travaille la terre en association avec l’élevage. Plus de 85% de la population de la commune est analphabète. Boura a un cybercafé qui fonctionne avec de l’énergie solaire.

A première vue on se demande à quoi pourrait servir un cybercafé dans cette commune rurale ? Pour les quelques fonctionnaires des services déconcentrés de l’Etat ? Ou un cyber pour orner la ville ?

(JPEG)

Mr Dagano-à droite) en compagnie d’un agent d’agriculture

Mr Dagano Mr Dagano est président de la Société Coopérative de Production Céréalière (SOCOPROC) et la FEPPASI. La FEPPASI regroupe Cinq unions des producteurs professionnels et une Coopérative (celle de Boura). Depuis 1997 suite au désengagement de l’Etat les producteurs n’avaient pas d’interlocuteur direct. C’est ainsi que les producteurs ont essayé de s’organiser. Les groupements qui existaient se sont unis pour donner des unions par départements. Le rôle des unions était de facilité l’accès aux intrants, facilité les formations et l’accès à l’information, …C’est le regroupement des cinq unions et la coopérative de Boura qui a donné naissance à la fédération. La fédération (FEPPASI) est un cadre de concertation des unions et des coopératives des producteurs. La FEPPASI essaie de faire ce qu’on n’arrive pas à faire au niveau des unions et de la coopérative. C’est ainsi que la FEPPASI est arrivée à trouver des partenaires : la Coopération Suisse qui les appuie sur le plan financier, l’IICD (Institut International pour la Coopération et le Développement) qui les appuie dans l’accès aux TIC et l’INERA (Institut National de Environnement et de Recherche Agronomique) dans l’encadrement technique.

(JPEG)

les paysans attentifs lors d’une formation avec l’INERA

Le rôle des partenaires

L’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD) soutient la FEPPASI à travers le journal de la fédération, l’animation audio-visuelle (PowerPoint) dans les villages pour les campagnes de sensibilisation des itinéraires de production. Pour l’amélioration de la production, l’introduction de nouvelles semences, l’utilisation des intrants la FEPPASI utilise un ordinateur portable, un vidéo-projecteur pour animer, informer et sensibiliser les producteurs. C’est avec le soutien financier de l’IICD que la fédération a pu mettre en place un cybercafé à Biéha, Boura et au siège de la FEPPASI à Léo.

Le ministère de l’agriculture à travers l’Institut National de l’Environnement et de recherche agronomique (INERA) soutien la FEPPASI en mettant à sa disposition de nouvelles gammes de maïs créé. L’INERA assiste les producteurs dans la mise en œuvre des itinéraires de production. Cette année, la fédération expérimente deux variétés de maïs créé par l’INERA..

Pourquoi un cyber en milieu rural ? Pour la création de cyber en milieu rural selon Mr Dagano c’est pour faire face au déficit d’information et de communication. Pour lui, certains commerçants véreux des grandes villes venaient tromper les paysans sur les prix des produits et des intrants agricoles. Aujourd’hui on ne peut plus venir tromper un paysan. Depuis que le cyber la SOCPROC existe à Boura, l’union est membre d’un groupe de discussion et d’échange avec d’autres unions et fédérations du pays et avec des partenaires extérieurs. En cas de besoin sur place dans cette commune rurale dans la Sissili profonde, le paysan arrive à contacter son collègue de Bobo, de Dédougou ou de Pouytenga pour avoir l’information vraie sur les céréales et intrants et cela en quelques minutes à moindre coût. La présence du cyber à Boura fait qu’on évite certains déplacements. Avant que le cyber de Boura ne soit effectif pour envoyer certains documents à la fédération à Léo ou à Ouagadougou, il fallait se déplacer. Ce qui engendre des coûts de carburant ou des frais transport, sans oublier l’effort physique, les frais de restauration une fois à Léo ou à Ouagadougou.

(JPEG)

Visite de champ avec l’INERA

Ousmane Nazé Ousmane Nazé est animateur endogène de la SOCOPROC et le gérant du cyber depuis sa création en mars 2005. Le coût de la connexion Internet est de 1000 FCFA l’heure. Pour toute personne qui vient dans le cyber Mr Nazé est chargé de vous donner une assistance. Pour lui, toutes catégories de personnes fréquentent le cyber (des paysans, des commerçants, et des fonctionnaires, des élèves).

(JPEG)

Récolte de tubercules

Les fonctionnaires viennent voir des informations de leurs ministères, échanger avec leurs amis. Certains commerçants surtout le mécanicien de la ville fait des commandes de pièces détachées avec ses frères à Ouagadougou et Bobo qui les envoient par des transporteurs. Quant aux paysans c’est surtout des échanges avec la fédération et le groupe d’échange qu’ils viennent communiquer. Les paysans viennent surtout se renseigner sur le coût des intrants et des produits céréaliers sur les autres marchés du pays.

On constate donc une petite révolution dans la vie de ces ruraux grâce au désenclavement numérique. Il reste beaucoup à faire si nous savons qu’un seul fournisseur d’accès Internet (Fasonet) sur la dizaine que compte le Burkina couvre le territoire national tandis que les autres se concentrent sur la capitale Ouagadougou. En fait, pour une personne qui s’abonne à Fasonet, elle paie les frais de téléphone local plus un forfait par mois. En revanche, chez les autres providers, elle serait obligée de payer les frais de téléphone en fonction de la distance qui la sépare de son fournisseur plus les frais fixes d’abonnement.

Si celui ci est en dehors de Ouaga, les frais deviennent élevés d’où l’obligation de cantonner au seul opérateur historique. Il faut aussi souligner un manque d’information sur les autres fournisseurs de la part de la population. La bataille donc sur le marché de Ouagadougou est rude dans le service de providing et vide en dehors de la capitale.

Charles Dalla, Sociologue pour Burkina-ntic en compagnie de Dah Odilon et Benoit Ouédraogo

no comment

28

juil

Maliens et Burkinabè partagent leurs expériences en TIC et Agriculture

Envoyépar admin  Publié dans Actualités Feppasi

Sous l’égide de l’Institut International pour la Communication et le développement (IICD) basé au Pays Bas, une délégation de Tic Agriculture Malien séjourne au Burkina au sein du réseau Burkina Ntic pour s’imprégner de quelques pratiques du réseau en terme d’utilisation des Tic dans la promotion du secteur de l’agriculture. Il faut rappeler qu’une visite similaire a eu lieu en juillet 2006 au Burkina Faso. Prévue pour une durer cinq jours, le séjour de cette délégation forte de 8 membres sera mis à profit pour travailler avec son organisation sœur burkinabé sur des préoccupations communes.

(JPEG)

Cette délégation est composée des projets et organisations suivants :
-  Réseau d’Information du Mandé : projet de 3AG -FABEMA, coordinateur Souleymane Fadiga. Le projet consiste à installer un système performant de communication et d’information dans le Mandé et le Tiakadougou.

-  Kari et TIC, projet de COPROKAZAN /AMPJ, Directrice Mme Mariko Mah Kone. C’est un projet de promotion du beurre de karité via l’utilisation des TIC.

-  Qualité + Fruilema, projet de FRUILEMA, coordinateur Boukary Bâ .Il consiste à la mise en place d’un système d’information et de communication pour améliorer les exportations des fruits et légumes au Mali

-  Sènè Bulon, projet de CRRA/URPM/CFTS/APPS, coordinateur Sayon Kamissoko. Projet de mise en place d’un système d’information et de communication pour les acteurs des plateformes des filières mangues et pomme de terre pour faciliter l’échange et l’accumulation des connaissances dans le domaine de la production, la conservation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles

-  Jèkafo Gèlèkan, projet du CRCR, coordinateur Bakary Diarra. Projet destiné aux femmes rurales et aux jeunes ruraux ayant pour mission l’information et la communication au sein des membres pour leur participation aux débats politiques pour le développement de leur région.

-  CNOP : le Cadre National de Concertation des Organisations Paysannes, représentant Ibrahim Coulibaly

(JPEG)

Selon le réseau Burkina Ntic,et le groupe TIC et agriculture, hôtes des maliens, ces derniers vont sillonner le pays pour visiter des projets IICD intégrant les Tic dans l’agriculture. A ce propos, des projets des organisations telles que : L’Institut Africain de la Bio-économie rural (IABER), de la Fédération des producteurs professionnels agricole de la Sissili (FEPPASI), de l’Association Songtaab-Yalgré veut dire s’entraider largement en langue nationale mooré, de L’association PAG LA YIRI signifie en langue locale mooré, la femme pilier de la famille, et de l’ONG sahel solidarité seront visités.

A cette occasion, la délégation malienne pourra s’imprégner des cas écoles dans les projets d’IICD en cours au Burkina Faso. En retour, les burkinabé auront l’opportunité de bénéficier des « Best pratices » maliens afin d’améliorer la compétitivité des projets et initiatives actuels d’IICD au Burkina Faso.

Au terme de cette visite qui consolide l’intégration sous régionale, Maliens et Burkinabé pourront renforcer leurs capacités réciproques en matière de TIC dans la promotion de l’agriculture ; ce qui est un gage salutaire dans le combat pour l’atteinte de l’auto suffisance alimentaire dans cette sous région Ouest Africaine.

Mme Guigma Karidja Burkina ntic

no comment

28

juil

Sissili Vala Kori

Envoyépar admin  Publié dans Journaux Feppassi

Vous aurez bientôt nos journaux en ligne.

Cordialement

no comment

Rechercher

A propos

Bienvenue sur FEPPASSI, Le site des producteurs agricoles de la Sissili...

Rubriques

  • Actualités Feppasi (5)
  • Journaux Feppassi (1)

Archives

  • août 2007 (2)
  • juillet 2007 (4)

Liens

  • Burkina-ntic
  • IICD

Pages

  • Actualités
  • Le Président
  • Présentation
  • Activités
  • Partenariats
  • Galéries Photos
  • Contacts

Admin

  • Inscription
  • Connexion
  • Main Entries Rss
  • Comments Rss

Articles recents

  • Mise en place des tests variétales à la FEPPASI
  • Visite d’échange au Burkina : Maliens et Burkinabè partenaires d’IICD et SNV-Mali partagent leurs expériences en TIC et Agriculture
  • Séjour du réseau Tic agriculture Mali au Burkina : Un partenariat gagnant en exemple
  • Le paysan, l’agriculture et le Net à Léo : reportage
  • Maliens et Burkinabè partagent leurs expériences en TIC et Agriculture
  • Sissili Vala Kori

Commentaires recents

  • Keine Kommentare vorhanden.
© 2007 FEPPASI
Theme by Wired Studios, courtesy of Corvette Garage
Valid XHTML | Valid CSS 3.0
Powered by Wordpress