La FEPPASI est en train de travailler sur des tests de maïs et de Niébé. 25 variétés vont être testées dont la variété sucrée qui se mange crue. On espère pouvoir lutter contre la malnutrition en milieu rural avec ce maïs. Cette année, les semances n’ont pas suffi du fait que les populations ont vu l’intérêt l’année passée. En période de soudure la variété permet aux populations d’avoir la nourriture.
Selon la FAO La consommation des produits céréaliers au Burkina Faso représente plus de 90 % des besoins calorifiques de la population. Mais la part du maïs dont la production, croissante, occupe la 3e place parmi les céréales, reste assez insignifiante, notamment à l’échelle villageoise. Ce constat a conduit à l’étude des systèmes techniques de transformation en milieu rural à travers l’analyse de la qualité des grains cultivés, des procédés et des équipements utilisés, ainsi que des formes d’utilisation des produits transformés. L’étude a mis en avant les potentialités, mais aussi les contraintes de cette filière. Cela a permis de proposer des axes d’intervention et de réflexion, dont le but est d’accroître les possibilités de valorisation de cette «céréale d’avenir».
Nous avons pris une partie d’un entretien avec le Dr Sanou qui nous encadre
Docteur Sanou: Vous savez que le Burkina a différents types d’écologie qui sied bien ou qui sied pas dut out bien à la culture du maïs. Alors tout notre travail de recherche consiste à adapter la culture du maïs aux différentes zones agro-écologiques qui existent d’une part, à adapter ou à produire des variétés qui répondent aux besoins des consommateurs et donc au bout d’une dizaine d’années, nous avons réussi quand même à trouver une trentaine de variétés différentes et cela en utilisant des techniques biotechnologiques mais traditionnelles. Alors vous savez qu’au Burkina, le maïs est consommé à 80 % sous forme de tôet pour cela nous avons réussi à trouver 27 variétés qui répondent parfaitement à l’attente des consommateurs. Nous avons également réussi à mettre au point des variétés de diversification de l’utilisation du maïs. Alors on a constaté que au Burkina nous avons l’apparition de nouvelles formes de consommation, le popcorn par exemple, le maïs sucré, le maïs à griller, le maïs légume. Tous ces éléments c’est des nouvelles formes de consommation qui n’existaient pas. Il a fallu que la Recherche, à travers les variétés disponibles dans le pays, donc des variétés ou des cultivars que je dirais locaux et des cultivars également introduits, arrivent à créer donc des variétés qui répondent à ces nouveaux besoins. Ainsi l’INERA est un des premiers pays en Afrique de l’Ouest au moins à posséder ces premières variétés de maïs à éclater, donc pop corn. Nous avons réussi à créer des pop corn qui produisent et en quantité et en qualité comme les variétés introduites des Etats Unis. Alors ça c’est un exemple de diversification. Alors l’autre exemple de diversification que je vais citer c’est le maïs à griller. Alors il y a 20 ans, si on vous disait au Burkina de manger du maïs au mois d’avril, la plupart des anciens vous diraient que vous cherchez des maladies parce qu cela serait source de maladies tant il était impossible de produire du maïs et de le récolter au mois d’avril. Alors la Recherche également à ce niveau a contribué énormément à lever cette contrainte qui était celui de trouver des variétés adaptées à une culture toutes saisons. Et en usant des cultivars locaux, croisés avec certains cultivars performants introduits, notamment du Cimmyt donc du Mexique, nous avons réussi à mettre au point des variétés qui peuvent se cultiver toute l’année.
Douamba Korotimi
Chargée de Communication à la FEPPASI.

Réseau d’Information du Mandé : projet de 3AG -FABEMA, coordinateur Souleymane Fadiga. Le projet consiste à installer un système performant de communication et d’information dans le Mandé et le Tiakadougou.





  Réseau d’Information du Mandé : projet de 3AG -FABEMA, coordinateur Souleymane Fadiga. Le projet consiste à installer un système performant de communication et d’information dans le Mandé et le Tiakadougou.